ANALYSES
Retourner
January 02, 2014
Le Liban au bout d’une guerre civile

En observant les derniers événements qui se passent au Liban récemment, on ressent une atmosphère de guerre civile qui domine ce pays suite aux graves conflits sectaires et politiques et la grande rupture entre ses partis politiques, et de même aux assassinats et bombardements  qui se passent quotidiennement.

Après les bombardements de la banlieue sud de Beyrouth, et ceux qui ont ciblé deux  mosquées en  Tripoli et après la voiture piégée qui a visé une base militaire du Hezbollah près de Baalbek, les affrontements entre l'armée libanaise et les éléments extrémistes  à Saïda et  l'assassinat du chef militaire du Hezbollah Hassan Lakkis , Liban a témoigné dans la matinée du  vendredi, 27/12/2013 l'assassinat de l’ex ministre , conseiller du Premier ministre du «  Mouvement du Futur», Saad al-Hariri, le Dr Mohammed Shatah  par une  voiture piégée face «Banque Audi" dans Starco dans le centre ville de Beyrouth.

Les forces de sécurité ont révélé plusieurs voitures piégées et ont  publié des informations sur d’autres voitures qui visent des dirigeants, des responsables politiques et des rassemblements des partis et populaires de toutes les confessions et dans toutes les régions.

 Considérant la grande rupture entre les partis libanais qui appartiennent  à deux axes régionaux et internationaux différents,  toute partie ciblée par un acte  de violence accuse tout de suite l’autre partie d’en  participer ou d’offrir le climat favorable pour celui  qui commit ces actes et qui reste  souvent inconnu.

Ces différents ne prennent pas des dimensions politiques seulement mais aussi une dimension sectaire et confessionnelle ce qui montre que la rupture entre les libanais est de plus en plus grave.

Ceci coïncide  avec l'absence d'accord sur la tenue d'une réunion de la Chambre des représentants, et l'absence d'accord sur une réunion du gouvernement démissionné dirigé par Najib Mikati, et l'absence de consensus sur la formation d'un nouveau gouvernement après avoir été assigné au député  Tammam Salam, il ya donc plusieurs mois .

Ceci est associé de même à l'approche de la fin du mandat de l'actuel président de la République Michel Sleiman, où il est censé élire un nouveau président à sa place au cours de la période débutant le 25 mars jusqu'à 24 mai.

Cette situation est accompagnée aussi d’une  paralysie totale dans le travail des institutions de l'État et une absence du rôle actif des forces de sécurité, compte tenu la prolifération des armes dans toutes les communautés et dans toutes  les régions au Liban.

Faut ajouter à cela les répercussions de la crise syrienne dans toute sa complexité et ses ramifications et ses extensions à l'intérieur du Liban, ou plutôt le rôle des libanais dans les détails de la crise syrienne.

 Il est normal de même que les conflits régionaux et internationaux auront des répercussions sur ce pays au point que certains analystes l’ont considéré un outil pour délivrer les messages.

Il est regrettable que les Libanais ne sont pas en mesure de résoudre leurs crises eux même et aucune force régionale ou internationale  a initiée jusqu'à présent une  médiation pour la  recherche d'une solution appropriée, tout le monde relie le sort des événements au Liban aux négociations sur la Syrie qui auront lieu à Genève  2.

En attendant ceci, il n'est pas excessif de dire que le Liban est maintenant sur une poudrière, et que la moindre étincelle est  capable de le brûler par une guerre civile à dimensions sectaires, d'autant plus que toutes les conditions sont réunies pour impliquer les Libanais dans cette Holocauste.