Analyse juridique : Aucune justification en droit international pour la détention du président Nicolás Maduro par les États-Unis, ni pour les attaques contre le Venezuela
Cet article a été traduit à l’aide de l’intelligence artificielle et la langue originale de l’article est l’arabe.
Par : Le responsable du programme de droit international à Chatham House
C’est peut-être le moment où l’Europe occidentale réalise que les États-Unis ont abandonné les valeurs fondamentales qui les ont unis au cours du siècle dernier.
Résumé
L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse par les forces américaines opérant au Venezuela, ainsi que son transfert forcé vers les États-Unis pour y être jugé, constituent un défi majeur pour le droit international.
Les États-Unis ont décrit l’opération comme une « mission de capture » (snatch mission) judiciaire menée par les forces de l’ordre avec le soutien de l’armée. Cependant, il s’agissait en réalité d’une opération militaire de grande envergure, comprenant des frappes contre des cibles militaires à Caracas et dans ses environs, la capitale, ainsi que l’enlèvement forcé du président du Venezuela par les forces spéciales américaines. Il s’agit sans aucun doute d’une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela et de la Charte des Nations Unies.
Il est difficile d’imaginer une quelconque justification légale plausible pour le transfert de Maduro aux États-Unis ou pour le lancement de ces attaques. Il n’existe aucun mandat du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant l’usage de la force. De toute évidence, il ne s’agissait pas d’un acte de légitime défense de la part des États-Unis en réponse à une attaque armée antérieure ou en cours de la part du Venezuela.
La Maison Blanche affirme défendre le peuple américain contre les conséquences dévastatrices de l’importation illégale de drogue par des « narco-terroristes » — des conséquences qu’elle compare à une attaque armée contre les États-Unis. Pourtant, en droit international, seule une agression cinétique utilisant des moyens militaires ou similaires est considérée comme un motif de légitime défense.
Concernant la démocratie au Venezuela, les États-Unis soutiennent que Maduro a volé l’élection présidentielle de 2024, que le candidat de l’opposition Edmundo González Urrutia est le véritable vainqueur, et que les autorités vénézuéliennes ont falsifié les résultats des élections parlementaires de 2025. Bien que ces allégations soient contestées, il ne fait aucun doute que le processus électoral a été entaché de graves défaillances.
En 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies a proclamé pour la première fois le principe selon lequel l’autorité du gouvernement doit reposer sur la volonté de son peuple. De manière générale, cet épisode sape la confiance internationale dans le principe convenu après les horreurs des guerres mondiales du XXe siècle, stipulant qu’aucun État ne peut imposer ses exigences juridiques ou politiques par le recours à la force.
Certains pourraient voir dans l’opération de Caracas l’image des hélicoptères russes survolant Kiev le 24 février 2022, cherchant à renverser son gouvernement et à transformer l’Ukraine en un État satellite. Bien que l’analogie soit imparfaite, l’affirmation du président Trump selon laquelle les États-Unis ont le droit de « contrôler » leur voisinage immédiat rappelle celle de Vladimir Poutine, selon laquelle la Russie a le droit de consolider ses intérêts de sécurité dans son « étranger proche » par la force.
Le Secrétaire général des Nations Unies a souligné que les règles du droit international n’ont pas été respectées dans cette affaire, la qualifiant de « précédent dangereux ».
Conclusion
Selon cette analyse, l’opération américaine au Venezuela est juridiquement injustifiée. Elle pourrait constituer un précédent dangereux dans les relations internationales et place le droit international ainsi que le principe du respect de la souveraineté des États sous une pression sans précédent.
